Alors que six mois se sont écoulés depuis le début de l’année, le moment est venu de dresser un bilan à mi-parcours du marché de l’immobilier hexagonal. Combien ça coûte de devenir propriétaire en 2021 ? Dans quel état d’esprit acheteurs et vendeurs se trouvent-ils ?

3 673 €/m² : le prix de l’immobilier ancien

D’après les données qu’a récoltées le Baromètre LPI-SeLoger, devenir propriétaire de son logement coûte actuellement 3 673 €/m². Si c’est une maison dont vous souhaitez faire l’acquisition, comptez aux alentours de 2 953 €/m². Enfin, si vous voulez acheter un appartement, sachez qu’il vous en coûtera, en moyenne, 4 366 €/m².

+ 4,4 % : la hausse des prix des logements

Bien qu’elle reste rapide, l’augmentation du prix de l’immobilier ancien tend tout de même à ralentir légèrement. La hausse des prix des logements anciens est maintenant moins vive qu’en début d’année. Sur 1 an, le prix de l’immobilier, tous logements confondus, accuse ainsi 4,4 % de hausse et sur les trois derniers mois, l’augmentation se limite à 1,8 %. Du côté des appartements, la tendance est haussière. Sur l’année, les prix des appartements progressent de 6,3 % et de 3,8 % sur le trimestre. En revanche, sur le marché des maisons, si les prix enregistrent 1,9 % de hausse annuelle, sur le trimestre, la tendance est baissière, avec un recul de 1 %.

3,8 % : la marge de négociation

Le Baromètre LPI-SeLoger nous apprend qu’en France, tous logements confondus, la marge de négociation moyenne se limite à 3,8 % du prix de vente affiché d’un bien. Sur le marché des maisons, cette marge atteint 4,3 % du prix de vente indiqué dans l’annonce. Enfin, le rabais le plus souvent constaté sur les prix affichés des appartements se limite à 3,3 %. C’est d’ailleurs en Bretagne que les prix des appartements sont le moins négociés avec une marge qui ne dépasse pas 2 %. À l’inverse, la marge de négociation atteint 17,5 % du prix de vente affiché dans le Limousin.

+ 67,5 % : la hausse du nombre de ventes immobilières

Il ressort des chiffres qu’a compilés le Baromètre LPI-SeLoger qu’en mai dernier, les ventes ont reculé de 12 % par rapport à avril. Pourtant, l’activité mesurée en niveau trimestriel glissant a bondi de 67,5 % en mai. Les ventes réalisées depuis le début de l’année 2021 n’ont toujours pas retrouvé leur niveau d’avant la crise : elles sont de 15 % inférieures à ce qu’elles étaient en 2019 à la même époque. Tout au plus s’établissent-elles maintenant à leur niveau de 2016 ».

11 194 €/m² : le prix de l’immobilier à Paris

Stratosphérique ! C’est l’adjectif qui vient à l’esprit lorsque l’on s’intéresse au prix de la pierre dans la capitale. Jugez plutôt, le prix au mètre carré à Paris augmente de 5,3 % sur 1 an pour atteindre 11 194 € ! Dans 16 des 20 arrondissements parisiens, les prix dépassent maintenant les 10 000 €/m² (plus de 11 000 €/m² dans 11 arrondissements) : avec des prix de plus de 14 000 €/m² dans 2 arrondissements (6e et 7e). Si Paris occupe la première place au classement des grandes villes où il coûte le plus cher de devenir propriétaire, c’est, en revanche, à Saint-Étienne que les prix sont les plus accessibles. Les villes de plus 50 000 habitants connaissent aussi de fortes augmentations : plus de 19 % à Evreux, Poitiers, Saint Quentin ou Tourcoing, ou encore au moins + 18 % à Albi, Laval et Valence.

Plus d’1 futur acheteur sur 2 anticipe une hausse du prix de l’immobilier

Nous l’avons vu, à l’exception des prix des maisons qui reculent sur les trois derniers mois, le prix de l’immobilier continue d’augmenter et ne semble nullement freiné par la crise sanitaire. Mais à quoi s’attendent les porteurs d’un projet d’achat immobilier ? Une étude SeLoger révèle que 55 % des futurs acheteurs s’attendent à ce que les prix des logements poursuivent leur – irrésistible – ascension dans les prochains mois. Quant aux futurs vendeurs, ils sont 51 % à penser que la tendance restera haussière dans les mois à venir.

Pour 44 % des futurs acheteurs, le moment est venu d’acheter !

Notre étude nous apprend que 44 % des porteurs d’un projet d’achat immobilier estiment que les circonstances se prêtent à l’acquisition d’un logement. À titre de comparaison, en février 2020, c’est-à-dire à la veille de la survenance de la crise sanitaire, les 3/4 (73 %) des futurs acheteurs pensaient que le moment était venu de concrétiser leurs projets.